12/06/2008

InBev a-t-il les yeux plus gros que le ventre ?

Voici les informations de l'Echo :

 InBev part à l'assaut d'Anheuser-Busch. Son arme? Une OPA à 65 dollars l'action
InBev part à l'assaut du géant américain Anheuser-Busch. Prix de l'OPA: 65 dollars par action. Soit 46,3 milliards de dollars pour s'offrir le Maître de l'Orge américain. Et surtout créer le premier brasseur au monde. Dépassant de loin SABMiller en terme de volumes. Selon la version officielle, le conseil d'Anheuser-Busch évalue l'opération. Mais autour de la table, les avis divergent...

Bruxelles (L'Echo) - Ca y est. Le suspens a pris fin dès la clôture de Wall Street. InBev part à l'assaut du géant américain Anheuser-Busch. Avec une offre non-sollicitée.

Prix de l'OPA: 65 dollars par action. Soit 46,3 milliards de dollars pour s'offrir le Maître de l'Orge américain. Et surtout créer le premier brasseur au monde. Dépassant de loin SABMiller en terme de volumes. Les chiffres font tourner la tête: 460 millions d'hectolitres, des synergies de 1,4 milliard de dollars d’ici 2011, des ventes de 36,4 milliards, un Ebitda de 10,7 milliards.

InBev va financer l'essentiel de l'opération par de l'endettement à hauteur de 40 milliards de dollars mais également par quelques cessions d'actifs non-stratégiques. Les parcs à thèmes et l'immobilier d'Anheuser-Busch en tête?

Faisant patte de velours, InBev a affirmé d'emblée qu'il ne fermerait aucun des sites de production d'Anheuser-Busch, qu'il s'efforcerait d'étendre le marché de la Budweiser dans le monde et qu'il implanterait son siège nord-américain à Saint-Louis, fief de sa proie.
InBev propose même de nommer le nouveau groupe issu d'une fusion "en tenant compte de l'héritage d'Anheuser-Bush".

Selon la version officielle, le conseil d'Anheuser-Busch évalue l'opération. Même si le 2 juin dernier, le pdg d'Anheuser-Busch avait déjà longuement rencontré les dirigeants d'InBev.
Texto: le conseil va "évaluer cette proposition soigneusement au vu de tous les critères, y compris son plan de développement stratégique à long terme" et se conformer au "meilleur intérêt" de ses actionnaires.

On sait que certains actionnaires s'étaient déjà prononcés en faveur de ce mariage, même à 63 dollars l'action. Mais les familles-actionnaires du producteur de la Bud, le PDG August Busch en tête, étaient réticents au projet. Elles se seraient même assurés les services de banques d’affaires pour faire capoter l’opération. Et avaient alimenté les fuites vers la presse pour dire tout le mal qu'elles pensaient d'un tel rapprochement. Seulement, la famille ne détient plus que 4% du capital du groupe, largement dispersé auprès d'investisseurs parmi lesquels le milliardaire Warren Buffett.


Ce mariage entre deux géants du top cinq mondial de la bière a-t-il du sens? Un coup d'oeil sur un atlas permet immédiatement de se rendre compte de leur complémentarité.
Le brasseur de Saint-Louis (Missouri) a en effet longtemps hésité à sortir de ses frontières. L’an dernier, son marché domestique lui a encore assuré 75% de son chiffre d’affaires et 64% de son résultat net. Mais le père de la Bud a quand même fini par franchir le pas et est aujourd’hui actif au Mexique, en Chine et en Inde. Le groupe américain détient en effet 50% du brasseur mexicain Modelo et 27% du chinois Tsingtao.
InBev a par contre fait sienne une internationalisation à tout crin. Surtout depuis la fusion en 2004 entre l’ex-Interbrew et le Brésilien Ambev. Le groupe dirigé par Carlos Brito cherche en effet à se défaire de sa dépendance par rapport aux cinq pays qui lui assurent encore 85% de son Ebitda: le Brésil, l’Argentine, la Belgique, le Canada et la Corée du Sud.

Le nouveau groupe issu d'une fusion entre InBev et Anheuser-Busch serait le leader de la bière en Chine.

Le titre Anheuser-Busch a clôturé en hausse de 7,5% à Wall Street à 62,75 dollars. L'offre du groupe belgo-brésilien représente une prime de 22% par rapport au cours d'Anheuser-Busch le 22 mai dernier, lorsque les rumeurs sur l'imminence de l'opération devenaient des plus insistantes. La prime par rapport au cours de clôture de mercredi est elle de 11,4%.

08:15 Écrit par Lastfrench dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inbev, anheuser busch |  Facebook |

26/05/2008

Le monstre du Loch Ness nous est resservi

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On relance encore une fois (au moins la 3eme pour cette année) un possible rapprochement entre InBev et Anheuser-Busch. Ce rapprochement –sans que l’on en précise la forme- est annoncé depuis des années. Doit-on cette fois ci y croire ?
Rien n’est moins sur : la situation économique n’est pas si rose que cela pour les deux géants, les perspectives de croissances, si intéressantes soient-elles, ne sont pas extraordinaires. La solution : une fusion des deux entités par réchat mutuel d’actions. Peu de frais mais un directoire bi-céphale qu’il faudra guider dans les premiers temps.

L’avantage principal sera de se replacer dans la course à la dominance dont actuellement Carlsberg obtient la palme du nombre d’acquisitions.
Franchement, a mon avis on nous sert une fois de plus le monstre du Loch Ness : tout le monde en parle, mais personne ne l’a vu. De là à dire qu’il n’existe pas…

11:02 Écrit par Lastfrench dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inbev, anheuser busch, brasserie |  Facebook |