21/03/2008

Ce rare est bon

Ne pas confondre avec « le rare est bon », ce qui serait souvent faux !
Deux petites raretés au menu hier. A ma gauche la Oude Kriek de Cam (pas de site web), à ma droite la Caves « Het vier van Lier » (brassée par Verhaeghe).

On attaque à droite : Bouteille simple 25cl, mais avec 3 étiquettes différentes (pour le même contenu) dessiné par une école d’art flamande. Bière blonde à fermentation haute puis naturelle.
Mousse très régulière, formant une structure quasi métallique.
Le nez est peu présent mais agréable, avec des retours presque caramélisé, et quelque chose comme des épices grillées ou du malt à whisky. Bien, même si je ne suis pas trop amateur.
En bouche la texture est un peu fuyante à mon goût, par contre la saveur est forte et présente. Bien que ne contenant pas d’épice ou d’additif particulier (si on en croit les rares informations trouvables sur internet), la bière est comme parfumée. Cela me laisse une impression désagréable relevant non pas de la qualité de la bière mais bien de mon gout. J’ai beau tenter une décomposition du produit, j’ai bien du mal à classer les saveurs qui sont très entremêlées.
Je reste sur ma fin. Ce n’est pas un mauvais produit. C’est même une curiosité. Mais de là à dire que j’en prendrais une seconde il y a un pas que je ne franchirais pas.

C’est de la gauche que vient la surprise !
Bouteille de 37.5cl, avec une étiquette presque trop banale. Oude Kriek (vieille kriek) est déjà une bonne indication (en général) pour une kriek : pas de sucre ajoutée et fait avec des fruits, pas du jus ou du sirop. De Cam est une brasserie que je ne connais pas, mais une kriek par défaut se brasse en Brabant.
Ouverture de la bouteille, un léger ‘pop’ se fait entendre, peu de pression, peu de mousse.
Dans le verre c’est un liquide rouge vaguement troublé, presque sans gaz qui s’installe. Sur le bord du verre un fin col de mousse se dépose, sans avoir envi de perdurer. On pourrait penser à un jus de cerise dilué en fermentation.
Au nez c’est une explosion composée d’une gueuze parmi les plus grandes sur laquelle vogue un parfum délicat et envoutant de kriek (le fruit).
Quant à la bouche… j’en salive encore. Bref, on reconnait une gueuze de grande qualité par son subtil mélange d’acidité, d’amertume et de douceur (attention, pas de sucre) avec en supplément le fruit qui toujours présent plus superposé que confondu avec la gueuze. L’ensemble a une architecture –une structure- parfaite et une bonne persistance au palais. La rétro-olfaction est fruitée et se marie parfaitement avec l’acidité rémanente en bouche.

Vainqueur par KO : Oude Kriek de Cam !

09:30 Écrit par Lastfrench dans Dégustation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : degustation, oude kriek, caves, verhaeghe, de cam |  Facebook |

19/03/2008

Val Dieu Brune - mauvais brassin ?

Toujours à faire mon tour des bières belges. Hier, revenant de courses où j’ai pris les 3 Val Dieu (brasserie Val Dieu), la Westmalle double (trappiste Westmalle) et la Bon Secours Brune (brasserie Caulier) j’ai tout mis au frais (repo et un peu de frais). En attendant –et en faisant le cuisine je me suis pris au réfrigérateur une Taras Boulba (brasserie de la Senne) que j’ai dégusté bien tranquillement.
Bon la Taras Boulba ne sera pas ma bière préférée… mais pas à se plaindre, la qualité est là ;-)

Le diner est presque prêt, je réserve en attendant et j’ouvre la Val Dieu brune. La mousse monte lentement dans le goulot, je verse avec tout l’art dont je suis capable dans un calice encore un peu humide. Mousse peu généreuse mais stable et régulière. Remonté des gaz faible mais suffisante. Juste là tout va bien.
Je porte le verre à mon nez et là le choc ! Outre une première impression de trop cuit (je pourrais dire carbonisé) qui se superpose à du robusta, c’est surtout une impression de viande faisandée (pour simplifier charogne) qui vient juste derrière, très légèrement mais persistante.

Flute, j’ai du faire un truc qui va pas… Bon je porte mes lèvres au calice fleurant la charogne –pas sans appréhension. Pas de chance, la même chose en bouche… avec une acidité faible mais bien piquante en fin de bouche. « Là mon vieux tu délires sec ! ».
Bon on recommence. Prise de la bouteille, un verre propre et sec (mais non essuyé) et on sort sur la terrasse : pas d’odeurs parasite, le verre est sain, prise d’un verre d’eau pour purger. Me voila prêt pour contre déguster.

Je verse. La mousse est peu généreuse mais régulière et assez stable.
Je porte au nez. Horreur ! Non je ne me suis pas trompé…
Je goutte. Argh ! Non il y a vraiment quelque chose qui ne va pas !
Pour tester je laisse le liquide chauffer un peu, s’oxygéner. Je teste… toujours pas mieux.
Direction l’évier, ce n’est pas possible, je benne.
Bon, je vais me consoler avec la Westmalle.

12:31 Écrit par Lastfrench dans Dégustation | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : val dieu, degustation, brassin |  Facebook |